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Mohamed Osfour, pionnier du cinéma marocain - par Roland Carrée

Publié le:
16/6/2026

Dans le Maroc colonial, si l’industrie cinématographique se développe considérablement, les Marocaines et Marocains ne peuvent pas réaliser des films.

Cependant, dans les années 1940, un jeune garçon des quartiers populaires de Casablanca entreprend de tourner, avec ses amis, des petites fictions reprenant des figures telles que Tarzan, Robin des Bois ou Charlot.

Mohamed Osfour organise par la suite des projections et filme de courts documentaires. Il commence également à travailler sur des films étrangers.

Toutes ces initiatives, marquées par une certaine rébellion, anticipent le cinéma marocain qui émerge à la suite de l’indépendance.

Son moyen métrage L’Enfant maudit, tourné en 1956 et officialisé en 1958 par le Centre Cinématographique Marocain, est un ambitieux mélodrame. Dans la foulée, il réalise le court métrage burlesque Boukhou le menuisier.

Osfour se tourne ensuite vers la régie et divers postes techniques sur des productions nationales et internationales. Il réalise en 1970 un long métrage d’aventures, Le Trésor infernal.

Il décède en 2005 à l’âge de 79 ans, non sans avoir entretemps été reconnu et applaudi par toute la profession (notamment Ahmed Bouanani) en tant que pionnier et acteur incontournable du cinéma national.